La Passion des Sables

Moi Pierre 11 ans, collectionneur de sables

Tubercules de grès…

Tubercules de grès

Aussi appelés “Grotstenen” (Pierres-à-grottes) ou “Zavelkoppen” (Têtes-de-Sable)

René Vandenbosch

Je les connaissais encore de mon enfance, dans la période juste après la Deuxième Guerre Mondiale où on les voyait partout dans les jardins et j’étais à nouveau confronté avec ces pierres – pierres que j’avais complètement oublié – quand j’ai voulu récolter des sables de ma région pour enrichir ma collection de sables.

Autrefois il y avait de nombreuses sablonnières en exploitation dans notre région. Dans ces sablonnières, on trouvait ces tubercules de grès. Ces pierres «fistuleuses», aux formes irrégulières comme des gros vers ou racines etc., d’un diamètre de 10 à 30 cm sont des traces de fouissage de crustacés et vers de terre ou des traces de racines de plantes, après quoi les sédiments ont légèrement évolué d’une façon différente.

Ils se sont clairement formés par silicification autour de traces de bioturbation (bioturbation est le déplacement d’un sédiment par un organisme, aussi bien par des plantes que par des animaux). Le sable grossier de la formation du Bruxellien s’est collé autour de la trace de l’organisme avec un ciment de calcédoine-quartz très fin. Les tubercules de grès ont des qualités très différentes dues à une porosité très variable. Ils sont, dans la région, connus comme «pierres-de-grottes» à cause des nombreuses petites grottes qui furent maçonnées avec ces pierres et dans lesquelles fut placé par dévotion une statue de la Vierge Marie. Ces pierres furent aussi un sous-produit pour les gestionnaires de ces sablonnières. Jadis employées comme blocs de construction pour fondations de bâtiments, murs de séparation ou bords de jardin. Autre emploi : comme élément décoratif, par exemple le dessus de piliers.

Tubercules de grès dans la sablonnière au “Drasop” à Buizingen, une commune associée de la Ville de Halle.

Très localement ces tubercules de grès sont aussi appelés «Zavelkoppen» (Têtes-de-Sable). Zavelkoppen est aussi le surnom des habitants de Essenbeek, un hameau de la Ville de Halle, Province du Brabant flamand en Belgique.

Etant donné le grand nombre de sablonnières il y avait aussi une grande disponibilité de ces tubercules et, de là, vient le surnom des habitants de Essenbeek.

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Les galets vert…

Les galets vert à vert-bleu de Ende, île de Florès, Indonésie

Jacques Lapaire, Nicolas Meisser,

Laurence Robert-Grandpierre, Grégory Willems

Introduction

Nous allons tenter de décrire au mieux un gisement de galets vert à vert-bleu, en Indonésie, malgré le peu d’information que nous avons pu trouver sur le web. Les échantillons ont été récoltés par deux d’entre nous (LRG et GW) le 22 juillet 2012.

Situation géographique

L’île de Florès est située en Indonésie dans la province de Nusa Tenggara Timur. Elle  est très allongée et mesure 360 km de long sur quelques km de large (mais quand même 70 km dans sa plus grande largeur). Elle est située au nord-ouest de l’Australie, dans les petites îles orientales de la Sonde, Province de Nusa Tenggara Timur. Le gisement est localisé sur la côte sud de Pulau Flores (Pulau = île) à quelques km au sud-ouest de la ville de Ende, à l’endroit appelé « Blue Beach », « Blue Stone Beach » ou encore « Nanga Penda Beach ». Les coordonnées GPS (Garmin) sont : 08° 47’ 54,3’’ S et 121° 28’ 33,0’’ E.

Géologie

Ende est vraiment une curiosité géologique de l’île de Florès. C’est une véritable « mine » à ciel ouvert. Ici, pas de minerai, mais des galets bleus et verts posés sur un tapis de sable noir, évidemment d’origine volcanique. L’île de Florès comprend 13 volcans actifs. C’est aussi une zone de forte activité sismique dont le séisme majeur, de magnitude 7,5 fut enregistré le 12 décembre  1992. L’île est probablement née à l’oligocène supérieur, mais plus sûrement au miocène moyen. Les laves prélevées ont été datées ; on a mesuré des âges radiométriques compris entre 8,4 et 16 Ma (millions d’années). Une lave date même de 25,7 à 27,7 Ma. Pétrographiquement on distingue des laves, des calcaires néritiques et tufacés à ponces et des granodiorites de 1,2 à 6,7 Ma.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voyage en Indonésie

Voyage en Indonésie : le Kawah Ijen (Java)

 

Roger Nouet

Photographies : Maxime Nouet & Bernard Remaud

 

Le volcan de réputation mondiale est caractérisé par la présence d’un lac d’acide sulfurique dans son cratère. Je ne m’attarderai pas sur les caractéristiques de ce site d’exception car ce ne serait qu’un copier/coller de la documentation que vous consulterez sur Wikipédia qui vous dira tout sur ce volcan. Nicolas Hulot en a fait une émission ce qui justifie tout l’intérêt, s’il en était besoin, de ce site d’exception. Je ne fais que relater ici la visite de mon petit fils de ce site et qui a eu la bonne idée de m’en ramener quelques échantillons.

Le Kawah Ijen se mérite. Malgré le passage de Nicolas Hulot et son émission Ushuaia-

Nature le volcan n’attire que peu de touristes, en conséquence les routes sont dans un état lamentable, il faut être vraiment motivé pour persister à finaliser le but fixé. Mais arrivé en haut le spectacle est époustouflant. L’acide sulfurique inonde totalement le cratère dont la profondeur avoisine les deux cents mètres.

Bien que la descente dans le cratère  soit strictement interdite en partant du principe que Nicolas Hulot l’ayant fait, pourquoi ne le ferais-je pas également. Je m’y lance à mes  risques et périls. Il est indispensable de se couvrir les voies respiratoires avec un linge humide pour limiter l’inhalation du dioxyde de soufre qui sent très mauvais et irrite les muqueuses rapidement. Je prélève un échantillon de « sable » au niveau du lac.

C’est dans ce contexte « sulfureux » au sens propre du terme que des mineurs travaillent dans des conditions apocalyptiques, une géhenne du XXI ème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les algues calcaires

Les algues calcaires

Les Lithothamnes ou Phymatolithons

Le maërl

(Extraits de OCEANIS, Institut Océanographique de Paris, Vol.15, Fasc. 5 - 1989  pp. 693-739 de Xavier Briand )

S.E.G.M.A., B.P. 65, 22260 Pontrieux  France - Avec l'autorisation de l'auteur.

 

INTRODUCTION

 Le maërl ou lithothamne est un sédiment marin constitué par un ensemble d'algues rouges calcaires de petite taille (2-10cm), de la famille des corallinacées (classe des rhodophycées, ordre des corallinales). (Photo1) Leur aspect pierreux a maintenu pendant longtemps la confusion avec les coraux et les madrépores. En fait, leur appartenance au règne végétal n'a été mise en évidence que depuis le XIXe siècle. Utilisé depuis l'antiquité pour la fertilisation des sols, le lithothamne fait aujourd'hui partie des 15 espèces algales exploitées en France.

 

Photo 1 : les bancs de maërl résultent de l'accumulation de thalles ramifiés et libres d'algues corallinacées

Photo 2 : Lithothamnium calcareum

Photo 3 : Lithothamnium fasciculatum (boules arbusculaires).

 

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Le verre Libyque

LE VERRE  LIBYQUE

Malgré une première découverte en date de 1846, le verre libyque n’a commencé à être étudié qu’à partir de 1933. Formé à la période de l’Oligocène (environ – 28 millions d’années), il se présente au sol sous la forme de petits morceaux de verre épars, de la taille moyenne d’un poing. La zone de dispersion (100 km sur 30 km) se situe au sud-ouest de la grande mer de sable en plein désert libyque. Ce verre se trouve le plus souvent au pied des cordons dunaires, posé au sol ou légèrement enterré. Les quelques rares zones de concentration sont dues à des ateliers de taille néolithique. Les blocs de verre sont homogènes, érodés, voire parcourus de traînées brunâtres. La couleur varie du transparent au brun foncé en passant par des variétés laiteuses, jaune, verdâtre ou vert foncé. La surface en contact avec le sol présente des traces fines de corrosion chimique tandis que la surface soumise aux agents atmosphériques est creusée de petites excavations toutes dépolies.

La composition chimique du verre libyque est la suivante : principalement la silice, 98% de (SiO2) et l’oxyde de fer oxydé (Fe2 O3), l’alumine (Al2 O3), l’oxyde de fer réduit (Fe O), le titane et le zircon.

 

Plusieurs hypothèses à sa formation :

• Impactite :  la silice proviendrait de la roche locale fondue sur place sous la chaleur dégagée par l’impact d’un corps céleste. Mais à l’heure actuelle le cratère initial reste introuvable.

• Tectite :  la roche terrestre aurait été projetée très haut dans l’atmosphère grâce à la puissance de choc d’un objet extraterrestre et aurait subi une fusion au retour lors du passage dans l’atmosphère. Mais, la traversée de l’atmosphère laisse sur les tectites des traces particulières liées à la fusion, qui ne sont pas retrouvées sur le verre libyque.

• Sédimentaire :  formation à partir d’une nappe d’eau riche en silice organique. Une variation du pH aurait pu créer un gel qui se serait solidifié au cours du temps. Pour preuve, on a retrouvé des spores, des pollens et d’autres tissus organiques non identifiés à l’intérieur de certains échantillons. Ces éléments n’auraient pu résister aux températures de 1000 à 2000°C, lors d’une fusion.

• Incendie de forêt : un gigantesque incendie de forêt il y a 28 millions d’années aurait pu faire fondre la silice sur place, mais là, encore ce phénomène aurait entraîné un très fort dégagement de gaz carbonique qui aurait dû se concentrer dans le verre libyque sous forme de bulles lors de la recristallisation. Or rien de tel n’est observable.

• Hydrothermal :  il y a 20 millions d’années le désert était secoué par de nombreuses activités volcaniques associées à des manifestations hydrothermales. A la surface de la Terre arrivaient des sources très chaudes contenant des minéraux qui pourraient expliquer la formation de silice vitreuse. Cette hypothèse serait compatible avec la présence de tissus organiques cités précédemment.

Comme vous pouvez le voir, le champ d’investigation est encore très large. Le mystère demeure et permet de rêver  à des jours futurs où, qui sait, le futur découvreur de la solution aura peut-être été un lecteur de ce petit texte sans prétention.

 

Photographies d’un échantillon de verre libyque - 6cm x 4cm x 2cm  ¤  Collection Philippe Florimond

 

La face qui était tournée vers le sol n’a pas reçu d’altération par polissage dû aux grains de sable, d’où sa brillance d’origine.

 

La face qui était exposée à l’air est beaucoup moins brillante et on peut remarquer le manque de relief provenant de l’érosion.

 

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Du Caire au Djebel

Quelques images ramenées d’un raid de 4.000 km du Caire (Egypte) au Djebel Uwaynat (Soudan)

De la vingtaine de pays d’Afrique où j’ai un peu baroudé, j’ai eu l’occasion depuis ces cinq dernières années de retourner quatre fois en Egypte. Pour tourisme et par opportunité, ayant un peu de famille séjournant actuellement au Caire. C’est ainsi que j’ai été appelé par mon beau frère pour conduire un 4x4 et participer à ce raid qu’il a organisé avec l’appui d’un petit groupe d’amis. La caravane était constituée de quatre 4x4 pour transporter l’équipe de sept personnes, trois couples et moi-même, et surtout toute l’intendance pour parcourir en  totale autonomie pendant plus de huit jours les 2.200 km de désert absolu à partir de l’oasis de Dâkhla. J’ai pensé intéressant de vous montrer quelques images de ce monde minéral désertique où le sable est partout omniprésent. Ne faites pas attention à l’orthographe des noms propres qui est très variable selon les livres et les traductions de langues : chacun s’y retrouvera .

 

Du Caire à l’oasis de Dâkhla

Cette partie de 900 km s’effectue sur une route goudronnée en bon état, excepté les 200 derniers kilomètres qui voient la largeur de chaussée diminuer, des bas côtés sableux fortement dénivelés, des nids de poules énormes et parfois des zones brusquement ensablées par les tempêtes de vent. Si on y ajoute le fait que la principale circulation est constituée de gros camions roulant à fond et tous feux éteints de nuit en tenant toute la route, et si vous voulez arriver entier à l’oasis, il y a lieu d’être très prudent. Nous avons frôlé à deux reprises la catastrophe.

La route du Caire à l’oasis de Baharîya traverse une région minérale assez monotone sans grand intérêt. A la sortie de l’oasis, on entre bientôt dans le Désert Noir qui mérite bien son nom par la présence de petits massifs montagneux de roche noire. Les vents chargés de sables quartziques blonds du désert libyque arrachent à ces monts des particules fines qui se mélangent plus ou moins selon les endroits pour former au sol des petites rides perpendiculaires au sens éolien dominant. La photo 1 montre une partie ridée de sol et la photo 2 celle d’un sable que j’ai ramassé dans les creux de ces mêmes rides. On remarquera la forme différente des grains détritiques de celle des grains de quartz.

 

Désert Noir (à 40 km au Sud de Baharîya - 1 = sol ridé ;   2 = sable n°780 - grains : D = 1 à 2,5 mm

 

3 - Désert Blanc - sable n°74 - grains : D = 2 à 4 mm

 

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Ma Collection, elle pousse les murs !

Ma Collection, elle pousse les murs !

Cette chère Malyka est une personne formidable que l’on peut qualifier «d’enfant terrible» si on s’attache à examiner ses activités d’arénophile voyageuse !

Afin que tous les membres de l’AFA, ciblent bien la personnalité de notre super amie collectionneuse, cette présentation comporte deux volets :

 1°- La copie conforme de l’article paru dans la revue « La Dune » numéro 7, (daté de juillet 2003), donc une parution réalisée avant la création de l’AFA.

 2°- Le texte et la pléiade de photos que Malyka nous a rédigé et réunies, en avril 2009, pour que cette présentation de collection de sables soit à la hauteur de nos Bulletins.

Grand « merci » à toi, Malyka, en te souhaitant de beaux voyages dans les Îles. . . Gilles

1°/.- C′était en l′an 2003 :

« 1997 sables de 185 pays, coïncidence ! C’est en 1997 que j’ai vraiment débuté ma collection ! Ma passion pour ces petits grains vient en fait d’une autre passion, celle des voyages. C’est lors du premier - en Tunisie - en voyant ce paradis dunaire rempli de poudre rosée - j’ai un faible pour cette belle couleur - mon chameau enfonçait ses pattes dans cette douceur ; je suis alors descendue de ma monture et j’ai collecté mon premier échantillon. C’est de cette manière que j’attrapai cette maladie incurable qu’est l’arénophilie. »

 

Elle est terrible. . .Fait faire des kilomètres. . .Partir au bout du monde. . .Des heures au téléphone. . .Rend boulimique(de sable évidemment). . .. . . et avide, il en faut toujours plus ! Malyka et ses sables
Début 2003

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Boîtes à sable…

INSOLITE

A Paris, des boîtes à sable…

On connaît tous les «bacs à sable» même à Paris, mais, «les boîtes à sable» ??

Ces coffrets métalliques de 1,50m. à 1,70m. de haut sont des boîtes à sable.

 

Au XIXème siècle et au début du XXème, quand la chaussée était rendue glissante par le verglas ou la neige, les cantonniers y puisaient du sable, en ouvrant la trappe qui se trouve à la base de la boîte.

 

Le sable était également utilisé pour éponger l’urine des chevaux avant de la balayer.

Le crottin, lui, ne restait jamais longtemps sur la chaussée car il était très recherché comme engrais, pour les plantations de courettes, de jardins ou de balcons.

 

 

Il reste seulement cinq exemplaires de ces boîtes à Paris, postées sur les trottoirs et évoquent ce temps disparu.

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Du sable parmi les galets

Du sable parmi les galets

Philippe Florimond

 

En cherchant une plage de sable, qui n’est jamais tombé sur une plage uniquement remplie de galets ?

 

En parcourant minutieusement cette plage de galets, il arrive souvent que l’on débusque une petite zone légèrement découverte avec du sable. Mais du sable difficilement séparable sans tamis en sa possession.

 

Pour éviter le transport du poids inutile des petits galets et en l’absence de tamis, vous pouvez remplir le sachet avec le mélange.

 

Puis il vous suffira de secouer légèrement votre mélange. Vous verrez comme par magie le sable rester au fond alors que les petits galets vont migrer à la surface.

 

Il ne vous restera plus qu’à les retirer manuellement pour les rejeter sur place.

En voici un essai d’explication physique. Il s’agit du phénomène de ségrégation spatiale.

Les poudres et grains n’ont pas vocation naturelle à se mélanger lorsque leurs tailles ou formes divergent. Ils cherchent à se regrouper en strates de même type. En remplissant le sachet, il se crée des vides entre les grains de sable et au-dessous des galets (dessin de gauche).

En secouant le sachet, les vibrations bougent les grains de sable qui vont se déplacer pour remplir les vides. Les grains au-dessus des galets vont donc migrer en dessous et de ce fait faire remonter les petits galets (dessin du milieu).

De vibrations en vibrations, les galets vont se retrouver au sommet du mélange et il ne restera plus qu’à les éliminer (dessin de droite).

 

 

Minéraux et cristaux à la Chaux-de-Fonds

Du sable en lame mince

Une image de sable étonnante !

Jacques Lapaire

Etonnante image d’un sable du lac de Neuchâtel (Suisse). A l’oeil, le sable est courant, sans surprise, mais grâce à la technique des lames minces appliquée aux sédiments, le résultat – vu en lumière polarisée – montre un univers nouveau. Echelle observable en haut à gauche de l’image ; le trait représente une distance de 2 mm, ce qui correspond à une base de la photographie (de 11,5 mm). La taille du fichier est énorme, afin de pouvoir zoomer dans l’image avec une technique particulière (sur le web, évidemment !).

Finalement, que voit-on ? Des coquillages, coupés au hasard de leur position, de leur orientation dans la résine ; des roches diverses, mais surtout des roches dont on voit les composants minéraux. Ici des fragments de roches cristallines qui proviennent du glacier du Rhône et abandonnés lors de son recul, il y a dix à douze mille ans. Ces sédiments ont été charriés par l’avancée puis le recul du glacier et se retrouvent aujourd’hui dans le lac de Neuchâtel.

Nous vous recommandons vivement de visiter le site de Frédéric Labaune ; on peut y admirer différentes roches, mais aussi des sédiments vus en lames minces. Il est aussi possible – pour certaines images – de faire pivoter la lame entre les deux filtres polarisants. Mais, plus que des mots, regardez :

http://www.macromicrophoto.fr/petrography/index.html!

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Le «sable» bleu ciel de la mine de Cap Garonne

Le «sable» bleu ciel de la mine de Cap Garonne, Var, France

Jacques Lapaire

«Près de chez nous se trouve une  ancienne mine où l’on exploitait le cuivre. Il y a plusieurs parties dans la visite guidée : le parcours des mineurs, l’exposition de pierres, un film sur l’utilisation du cuivre et plein d’objets en cuivre».  CE2 Marc Legouhy - Gastaldi

Introduction

Cette étude fait suite à l’arrivage d’un lot de 14 sables, en août 2008. Diversement teintés, ces sables sont bien évidemment composés de minéraux présents dans la célèbre mine de Cap Garonne. Fermée en 1917, elle a été depuis lors une source importante de nouveaux minéraux.

Situation de la mine

La mine de Cap Garonne est située entre Toulon et Hyères, à quelques kilomètres au sud de la ville du Pradet, Département du Var (France).

Géologie et métallogénie

Notre article étant plutôt dirigé vers l’arénophilie, nous prions le lecteur intéressé à la géologie détaillée de Cap Garonne de se reporter aux excellents travaux de Guillemin (1951) et de Mari & Rostan (1985-86) cités en bibliographie. La géologie locale n’est pas simple et nous la résumerons brièvement : au Trias inférieur se sont mis en place des conglomérats avec galets quartzeux accompagnés de minéraux tels que la tennantite, sphalérite, galène, barytine et chalcopyrite. La minéralisation serait due à un gîte métallifère très proche. Le gisement aurait été ensuite remanié car certains galets montrent des tétraèdres automorphes de tennantite. Rapidement, une altération générale aurait conduit à la formation de nouveaux minéraux tels la chalcocite, la cérusite et la covellite. Lors du plissement alpin…

Sables historiques

Sables historiques

LE PONT D'ARCOLE

Gilbert Heu

 

Tout le monde connaît :

• Le pont parisien qui enjambe la Seine entre l'Hôtel de Ville et l’île de la Cité.

• Le célèbre tableau dû à Antoine-Jean GROS, représentant le jeune général Bonaparte à la tête de ses troupes sur le pont d'Arcole.

• Le tambour d'Arcole, André Estienne, natif de Cadenet, dans le Vaucluse, qui n'a pas hésité à battre la charge, dans l'eau au milieu du torrent, sous le feu de l'adversaire.

• Mais savez-vous où se trouve la ville d'Arcole et son pont original ?

Bref rappel historique :

Le 18 décembre 1793, Bonaparte est capitaine d’artillerie lorsqu'il soumet un plan d'attaque qui permet la reprise de la ville de Toulon aux troupes royalistes et britanniques. Il est fait général de brigade le 22 décembre, et il est affecté à l'armée d'Italie, concentrée dans la région de Nice.

Il épouse, le 9 mars 1796, Joséphine de Beauharnais, amie et ancienne maîtresse de Barras.

Ce mariage lui permet d’obtenir, le 2 mars 1796, sa promotion de général en chef de la petite armée d'Italie, appelée en principe à ouvrir un simple front de diversion face aux autrichiens qui menacent le front de l'est depuis 1792.

 

Mal ravitaillée, la solde arrivant

irrégulièrement, l’armée d’Italie en est

souvent réduite à la maraude pour

survivre. Les uniformes comme les

souliers sont rares. À l’arrivée de

Bonaparte l’indiscipline s’est installée.

Tout en améliorant, le ravitaillement, il

rétablit la discipline et gagne la confiance

de ses hommes.

Son plan stratégique : « Faire accepter la

paix au roi de Sardaigne (Piémont),

conquérir la Lombardie, détruire

l'influence de la Maison d'Autriche,

maître de la Lombardie, s'emparer des

gorges de Trente, pénétrer dans l'intérieur

du Tyrol, se réunir avec l'armée du Rhin

et obliger l'Empereur d'Autriche à

conclure une paix qui réponde aux

attentes de l'Europe. »

Le sable vert de Saint-Martin

Le sable vert de Saint-Martin

Juan Carlos Ghirimoldi

Artisan en Guadeloupe depuis de nombreuses années, le sable fait partie des matières premières que j’utilise. Un jour une cliente m’a dit qu’elle avait du sable vert ramené de Saint-Martin et m’a promis de m’en apporter un échantillon. Une fois en ma possession, je compris que ce sable n’était pas banal et sa couleur unique m’est vite devenue indispensable pour la réalisation de certaines de mes pièces ; mais, pour cela, il m’en fallait une quantité plus importante. Je n’avais aucune idée de quel endroit de Saint-Martin il provenait, alors, j’ai fait des recherches sur Internet. Dans un forum de stmartinweek.net du 21 octobre 2014, j’appris que ce sable provenait de la Green Beach à Oyster Pond et que depuis peu l’accès était fermé au public ; des sacs de gravats avaient été déposés sur la plage, ce qui avait provoqué la colère et l’indignation des participants du forum.

L’accès à la plage étant difficile, je renonçais à l’idée de me faire envoyer du sable, d’autant plus que je ne connaissais personne là-bas. Alors je décidais d’aller le chercher moi-même !

Venant du nord, en longeant la Baie Lucas, on remarque de nombreuses pierres vertes ; pour moi il était clair que c’était là l’origine de ce fameux sable vert. J’ai vérifié sur une petite plage de la baie, persuadé que j’allais déjà en trouver, mais non, pas de sédiments verts ici.

La photographie multicouche

« Focus Stacking »

La photographie multicouche

« Focus Stacking »

Jacques Lapaire

Introduction

Mon expérience en photographie date de plusieurs décennies. En 1966 les écoles proposaient des activités à options (ACO). Dès 14 ans, j’ai suivi ces cours dans les domaines de la prise de vues, mais aussi du laboratoire avec révélateurs et fixateurs ; c’était la joie de la découverte, c’était magique ! Durant toute ma vie j’ai utilisé la photographie ; pour créer des diaporamas de périples autour du monde, dans le domaine de la minéralogie et de

l’arénophilie (photos primées), mais aussi pour quelques expositions au sein d’un Photo-Club.

La photo était également présente durant mon activité professionnelle. En 2001, je testais mes premières images digitales et en 2006 mes premières « Focus Stacking ». Il s’ensuivit une période de dix années où je n’ai eu que peu de temps pour m’adonner à cette nouvelle technique. Début 2016, j’achetais enfin la pièce manquante : un statif précis réglable en hauteur. En trois semaines d’essais divers (réglages de l’appareil photo, temps de pose,

diaphragme, type d’éclairage), je pouvais présenter mes premières photos multicouches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sable de l’île de Santec, plage du Dossen, Finistère, France

Lignite, charbon et nombreux débris biogènes

 

Collection et photo : Jacques Lapaire – FOV : 8 mm.

Assemblage de 30 photographies à 18 millions de pixels au pas de 1/100ème de mm

Canon EOS 600D avec soufflet Olympus et objectif Canon micro 35 mm

Logiciels Helicon Focus et Adobe Photoshop Element

 

Les grenats de l’île de Groix

Les grenats de l’île de Groix

Philippe Thiran

Introduction

L’île de Groix est située le long de la côte sud de la Bretagne à 7 km de Lorient. L’île s’étend face à la côte sur 8 km de long et jusqu’à 3 km de large; elle occupe une superficie de 15 km2.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la différence du continent armoricain, essentiellement constitué de roches magmatiques (granites), la quasi totalité des roches de l’île sont d’origine métamorphique. Au sein de ces roches se sont formés des minéraux, dont l’apparition requiert des conditions de température et de pression élevées, ce qui est le cas des grenats.

L’île renferme une des rares réserves géologiques d’Europe, située au sud-est de l’île entre la « Pointe des Chats » et la localité de Locmaria. Outre un remarquable inventaire de roches métamorphiques de diverses origines, la réserve est riche en placers à grenats, dont l’importance fluctue au gré des courants marins.

Les affleurements rocheux de la Réserve

Note: Ce qui suit est le résumé des explications fournies par Catherine Robert, conservatrice

de la Réserve, lors d’un stage géologique du Muséum de Bruxelles, organisé dans le

Morbihan en août 2013, par Jean-Michel Bragard, géologue-animateur du Muséum.

 

Mais qui sont ces foraminifères ?

Mais qui sont ces foraminifères ?

Bernard Remaud

Ces trois paragraphes font partie de l’article précédent, en encadrés.

 

Ce sont des organismes unicellulaires du monde animal. Une seule cellule et une coquille, rien de plus simple (en apparence). Cette coquille, appelée « test » protège la cellule. Ce test peut prendre des formes architecturales absolument magnifiques dans des matériaux très divers, mais la majorité des foraminifères sécrète le calcaire nécessaire à la formation de leur coquille. Ces coquilles sont en général agencées en plusieurs loges (chambres) se construisant au cours de la croissance de l’individu. Ces loges sont disposées de manière spiralée, rectiligne, enroulée… et communiquent entre elles par une petite ouverture appelée foramen qui signifie « trou » en latin, d’où le nom de foraminifère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certains foraminifères, en plus d’être de bons architectes sont aussi de bons entrepreneurs. Ils

peuvent assembler différents matériaux empruntés au biotope naturel, grains de sable,

spicules d’éponge, paillettes de mica et autres débris variés en secrétant une sorte de cimentcolle

pour former une coquille agglutinée. Des pseudopodes, longs filaments fins plus ou

moins réunis entre eux, servent à capturer leur nourriture et à se déplacer.

 

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